S'appuyant sur les résultats d'un sondage
auprès des dirigeants de plus de 120
entreprises nord-américaines et européennes
dont le chiffre d'affaires annuel atteint ou
dépasse 1 milliard $, la nouvelle étude
montre que l'externalisation fait désormais
partie intégrante des prestations de
services en matière de ressources humaines.
Quelques 76 % des dirigeants interrogés
affirment externaliser une ou plusieurs des
principales activités de gestion des
RH, et 80 % d'entre eux seraient prêts
à le refaire. De plus, 71 % des entreprises
sondées qui externalisent la gestion
de leurs ressources humaines affirment vouloir
prolonger ou renégocier leur contrat
d'externalisation avec leur prestataire de services
actuel, et 29 % d'entre elles disent vouloir
lancer un nouvel appel d'offres pour les services
actuellement externalisés. Aucune ne
souhaite rapatrier ces services à l'interne.
Seulement 9 % des personnes interrogées
se sont dites totalement réfractaires
à l'externalisation de tout ou partie
des activités principales de la fonction
RH, contre 23 % dans le sondage de l'année
dernière.
Le sondage révèle des disparités
régionales importantes quant à
l'acceptation de l'externalisation des RH. Les
entreprises américaines sont les plus
favorables à cette idée : 87 %
des dirigeants interrogés disent externaliser
des activités importantes liées
à la gestion des ressources humaines,
contre 71 % au Canada et 57 % en Europe. Cependant,
les entreprises européennes externalisent
davantage les autres activités : 70 %
des entreprises européennes interrogées
disent externaliser un processus opérationnel
important non relié aux RH, contre 65
% au Canada et 52 % aux États-Unis.
Selon David Dell, auteur de l'étude et
ancien directeur de recherche du groupe Gestion
des compétences et stratégie de
gestion des ressources humaines au Conference
Board, le défi est sans doute plus grand
pour les entreprises européennes, car
les différents systèmes juridiques
nationaux complexifient l'harmonisation des
processus de RH à l'échelle européenne.
De plus, le nombre de fournisseurs capables
d'opérer à l'échelle multinationale
demeure relativement faible. Les entreprises
nord-américaines n'ont pas ce genre de
problèmes à gérer, et leur
recours à l'externalisation est davantage
susceptible d'être motivé par un
besoin de réduire les coûts, d'améliorer
la qualité des services et de tirer parti
des nouvelles technologies sans faire d'investissements
importants.
L'externalisation totale concerne essentiellement
les services suivants :
· Régimes 401(k) (53 %)
· Prestations de retraite/avantages sociaux
(30 %)
· Administration des options d'achat
d'actions (30 %)
· Prestations de soins de santé
(29 %)
L'externalisation partielle concerne essentiellement
les services suivants :
· Prestations de soins de santé
(50 %)
· Formation et perfectionnement (48 %)
· Paie (40 %)
"Les difficultés rencontrées
au début de l'externalisation des RH
tendent à disparaître avec la maturité
de ce secteur d'activité", affirme
David Clinton, directeur des ressources humaines
chez Accenture. "Les entreprises tirent
les leçons du passé et apprennent
à mieux gérer l'externalisation
et à mieux évaluer leur performance
grâce à une nette amélioration
de leur gouvernance et de leurs critères
d'évaluation. Toujours poussées
à faire des économies, les entreprises
voient dans l'externalisation des RH la meilleure
façon de réduire leurs coûts,
d'améliorer les services offerts aux
employés et de maximiser la disponibilité
des ressources dans l'entreprise. La question
n'est plus de savoir s'il faut externaliser,
mais comment le faire mieux."
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